À deux semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Musée des Civilisations Noires accueille, depuis le vendredi 16 octobre, le vernissage du projet culturel international « Empreinte 100 Ans – La Paix par le Sport, l’Art et la Culture ». Une initiative qui réunit quatorze artistes représentant symboliquement les quatorze régions du Sénégal, autour des valeurs olympiques et de la diversité culturelle.
Le Sénégal célèbre la rencontre entre l’art, le sport et la culture à travers l’édition dakaroise du projet international « Empreinte 100 Ans ». Inaugurée le vendredi 16 octobre 2026 au Musée des Civilisations Noires (MCN), à Dakar, cette exposition s’inscrit dans la dynamique des préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026, première édition de cette compétition organisée sur le continent africain.
Jusqu’au 15 novembre 2026, le public pourra découvrir un parcours artistique consacré aux territoires sénégalais, à leur identité et à la créativité de leur jeunesse. Quatorze artistes, représentant chacun symboliquement l’une des quatorze régions du pays, proposent des œuvres qui composent un portrait pluriel du Sénégal, en résonance avec les valeurs olympiques de paix, d’excellence, d’amitié et de respect.
L’ambition du projet est de donner à voir un Sénégal riche de ses identités régionales, de son patrimoine et de sa création contemporaine. Il ne s’agit pas de reproduire à Dakar l’expérience parisienne de 2024, mais de concevoir une édition profondément ancrée dans les réalités sénégalaises, ouverte sur la jeunesse et tournée vers l’avenir.

Parrain artistique et commissaire associé de cette édition, l’artiste Kalidou Kassé accompagne cette nouvelle étape d’un projet initié à Paris en 2024. Les artistes participants sont Ibrahima Balayara, Seydou Keita, Kemboury Bessane, Abdoulaye Mbaye, Djibril Coulibal, Idrissa Mbengue, Taha Diakhaté, Jean-Pierre Ngom, Boubacar Diallo-Bouba, Maodo Sall, Aminata Diop, Ahmadi Thiam, Abdoulaye Ka et Ismaila Weber.
L’exposition accueille également les œuvres des artistes performeurs ELZO et Papa Oumar Diagne. À cette découverte s’ajoute un parcours immersif autour des 33 bustes inspirés des valeurs de Pierre de Coubertin, réalisés à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024. Cette installation établit un lien entre la première étape parisienne du projet et son déploiement au Sénégal.
À travers ces différentes expressions artistiques, « Empreinte 100 Ans » entend faire de la culture un espace de rencontre, de dialogue et de transmission entre les peuples et les générations.
Fondateur et président d’Empreinte 100 Ans, Jingshi Feng a rappelé la philosophie qui sous-tend cette initiative internationale. Il a notamment insisté sur la volonté de construire un héritage culturel durable à partir des grands événements sportifs.
« Empreinte 100 Ans est né d’une conviction : permettre à chacun de laisser une empreinte durable et utile. À Paris, en 2024, nous avons réuni le sport et l’art autour des valeurs de Pierre de Coubertin. Aujourd’hui, à Dakar, ce sont quatorze artistes et quatorze régions qui prennent le relais », a-t-il souligné.
Il a également exprimé sa reconnaissance aux artistes, au parrain artistique Kalidou Kassé, au Musée des Civilisations Noires et à l’ensemble des partenaires mobilisés pour la réalisation de cette édition.
À quelques semaines des JOJ Dakar 2026, le projet ambitionne ainsi de transmettre aux nouvelles générations une mémoire vivante des événements olympiques, en faisant de l’art un vecteur de dialogue, de paix et d’héritage culturel.

Présidant la cérémonie, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, a salué la portée culturelle et diplomatique de cette exposition. Il a notamment insisté sur le rôle de la diplomatie culturelle dans le rapprochement entre les peuples et la valorisation de leurs patrimoines.
Pour le ministre, la circulation des œuvres, des idées, des créateurs et des talents entre Paris et Dakar symbolise une relation fondée sur la réciprocité, le respect mutuel et l’égalité de considération entre les cultures.« La diplomatie culturelle n’est pas un supplément d’âme. Elle est le pilier le plus solide, le plus durable que nous pouvons tisser entre les peuples », a-t-il déclaré.
Évoquant la place grandissante de Dakar dans le paysage culturel africain, Alpha Thiam a mis en perspective cette exposition avec les autres rendez-vous culturels organisés dans la capitale, notamment la Foire internationale du livre de Dakar. Il a souligné la volonté des pouvoirs publics de renforcer la place de la culture, de l’artisanat et de la création dans la stratégie de développement du Sénégal.
Le ministre a également établi un parallèle entre la littérature, les arts plastiques et le sport, qu’il considère comme des langages universels capables de rapprocher les peuples.
« La paix ne se décrète pas dans les chancelleries. La paix se fabrique jour après jour par le partage des imaginaires, la reconnaissance de nos diversités en transformant la mémoire en matière vivante », a-t-il affirmé.
S’adressant aux artistes, Alpha Thiam a salué leur rôle dans la transmission des savoirs, l’éveil des consciences et la construction d’un imaginaire collectif. Il les a invités à poursuivre leur travail de création et de formation des jeunes, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner le secteur culturel, notamment à travers l’application du statut de l’artiste.
Le ministre a enfin souligné l’importance de la coopération entre le Musée des Civilisations Noires et le Grand Théâtre national, estimant que la mutualisation de leurs espaces, de leurs compétences et de leurs moyens contribue à renforcer le rayonnement culturel du Sénégal.Inscrite dans la perspective de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, cette démarche vise, selon lui, à faire de la mémoire et de la culture des moteurs du développement et des leviers de cohésion nationale.

Le directeur général du Musée des Civilisations Noires, Abdou Simbandi Diatta, a, pour sa part, souhaité la bienvenue aux participants et salué la confiance accordée à l’institution pour accueillir cette initiative.
Il a mis en avant la dimension collaborative du projet, qui associe création artistique, patrimoine et nouvelles technologies. Le parcours proposé permet notamment au public de découvrir différentes démarches artistiques et d’explorer des contenus complémentaires grâce à des dispositifs numériques et à la réalité augmentée.
Le directeur général a également souligné l’importance du partenariat entre le Musée des Civilisations Noires et le Grand Théâtre national, deux institutions appelées à poursuivre leur collaboration au service de la diffusion de la création et du rayonnement culturel du Sénégal.
Présenté le 29 juillet 2026 au Musée des Civilisations Noires à Alpha Thiam, alors présenté comme ministre chargé de la Culture, puis le 10 août au Grand Théâtre national à Mame Coumba Diop, le projet a bénéficié d’un accueil favorable lors de la présentation de sa vision, de sa dimension territoriale et de son ambition internationale.
L’Observatoire international de la démocratie participative en Afrique (OIDP Afrique), sous l’impulsion de son secrétaire général, Bachir Kanouté, apporte un appui institutionnel et territorial à l’initiative.

Le projet bénéficie également du soutien du docteur Klaus Schormann, président d’honneur de l’Union internationale de pentathlon moderne (UIPM), qu’il a dirigée de 1993 à 2024. Le pentathlon moderne occupe une place particulière dans l’histoire olympique, puisqu’il s’agit de la discipline conçue par Pierre de Coubertin pour les Jeux.
Membre de la Commission du Comité international olympique (CIO) pour la culture et le patrimoine olympique, Klaus Schormann a également contribué aux travaux liés à l’articulation entre sport et culture, au cœur de la démarche d’Empreinte 100 Ans
.L’initiative bénéficie par ailleurs du soutien de plusieurs personnalités issues des milieux diplomatique, culturel, artistique, sportif et médiatique, parmi lesquelles l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Li Zhigang, la sénatrice Catherine Dumas, Diane de Navacelle de Coubertin, Marie-Laure Viébel, Gérard Desquand, Henri Jobbé-Duval, Pascal Gentil, Samboudian Kamara, Jean-Philippe Aka, Alicia Fall et Mansour Loum.
À travers cette édition sénégalaise, « Empreinte 100 Ans – La Paix par le Sport, l’Art et la Culture » entend inscrire les JOJ Dakar 2026 dans une perspective qui dépasse la seule compétition sportive. L’exposition met en lumière la diversité des territoires, la vitalité de la création contemporaine et la capacité des arts à rapprocher les générations et les peuples.
Ouverte jusqu’au 15 novembre 2026 au Musée des Civilisations Noires, elle invite le public à découvrir les œuvres des artistes sénégalais et à réfléchir à la place de la culture dans la construction d’un avenir partagé.
À l’approche des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse organisés en Afrique, Dakar entend ainsi faire dialoguer les disciplines, les patrimoines et les imaginaires, pour inscrire cet événement historique dans un héritage artistique et culturel durable.
Moussa Diba










