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AMDI 2.0 : un nouveau centre d’application pour rapprocher la formation professionnelle de l’emploi et de l’excellence

L’Institut AMDI Afrique, membre du Groupe universitaire AMDI, a officiellement inauguré, ce samedi à Dakar, son Centre d’application professionnelle AMDI 2.0, en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique,Monsieur Idrissa Samb. Cette nouvelle infrastructure ambitionne de renforcer la professionnalisation des enseignements, l’innovation pédagogique et la mobilité internationale des étudiants, à travers une formation davantage axée sur la pratique et les besoins du marché du travail.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général du Groupe universitaire AMDI, Mamadou Ounith Touré, des responsables de l’institution, ainsi que de plusieurs partenaires académiques et économiques venus d’Europe et d’autres horizons. Parmi eux figuraient notamment Ewen Lemoine, de SARL EL Conseil & Formation, Mathieu Dupressoire, représentant de Wesford Université, Aurélia Kolar, d’Alkebu Trade, ainsi que Julien Bourgarel et Omoniyi Adeola David Mosaku, associés à IBP.

La rencontre a été marquée par la présentation officielle du centre, la coupure symbolique du ruban, des démonstrations pratiques, la visite des installations et la signature de contrats, de conventions et d’accords de partenariat. Ces engagements visent notamment à consolider la codiplomation, l’alternance, les stages professionnels et la mobilité internationale des étudiants.Idrissa Samb plaide pour une formation tournée vers les compétences

Présidant la cérémonie, le ministre Idrissa Samb a salué l’initiative d’AMDI Afrique, qu’il considère comme une contribution concrète à la transformation du système de formation professionnelle et technique au Sénégal.

« Créer un centre d’application, pas un centre de plus, mais un centre qui applique », a-t-il souligné, mettant en avant la nécessité de dépasser les formations essentiellement théoriques pour privilégier l’acquisition de compétences directement mobilisables en milieu professionnel.

Pour le ministre, le thème de la cérémonie, consacré à l’innovation, à la professionnalisation et à la mobilité étudiante au service de la formation professionnelle et technique, dépasse le cadre d’un simple slogan. Il s’inscrit, selon lui, dans une ambition nationale visant à mieux préparer les jeunes aux exigences du monde du travail.

Il a notamment mis en exergue les quatre principaux domaines de formation du groupe : la santé, l’agroalimentaire, le management et le génie. Des secteurs stratégiques qui répondent, à ses yeux, à des besoins réels du pays, qu’il s’agisse de renforcer les ressources humaines sanitaires, de transformer les matières premières locales, de soutenir les entreprises ou d’accompagner les grands chantiers de construction.

Le Centre AMDI 2.0 doit ainsi permettre aux apprenants de se familiariser avec les gestes professionnels, les analyses biologiques et agroalimentaires, les techniques de transformation ainsi que les mécanismes de commercialisation.

Au-delà des félicitations, Idrissa Samb a insisté sur plusieurs défis majeurs auxquels le secteur doit faire face. Le premier concerne l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins des entreprises.

« On a trop souvent formé pour former », a-t-il regretté, déplorant les situations dans lesquelles des jeunes obtiennent des diplômes sans disposer des compétences recherchées sur le marché de l’emploi.

Il a appelé à inverser cette logique en partant davantage des besoins des entreprises pour construire les programmes de formation. Les employeurs doivent exprimer leurs attentes, les établissements adapter leurs enseignements et l’État assurer la régulation et la cohérence de l’ensemble.

Le ministre a également insisté sur la qualité et la certification des formations. Selon lui, un diplôme doit constituer une véritable preuve de compétence, reposant sur des référentiels clairs, des évaluations rigoureuses et des certifications reconnues.

Dans cette perspective, il a évoqué les efforts engagés par son département pour harmoniser les parcours et renforcer leur articulation avec le système Licence-Master-Doctorat (LMD), afin de favoriser la reconnaissance des diplômes au Sénégal comme à l’international.

Le financement de la formation professionnelle constitue un autre enjeu majeur. Face au coût des équipements, des plateaux techniques, des stages et de la formation des formateurs, Idrissa Samb a plaidé pour une mobilisation accrue de l’État, des entreprises, des collectivités territoriales et des partenaires techniques et financiers

.Il a notamment invité les entreprises à s’impliquer davantage dans le financement de la formation, à travers une meilleure utilisation des mécanismes existants, dont la taxe d’apprentissage et les contrats d’apprentissage.

Le ministre a également défendu la mobilité étudiante et la reconnaissance mutuelle des diplômes, estimant que les expériences acquises à l’étranger peuvent enrichir les compétences des jeunes sans les éloigner durablement de leur pays.

Les partenariats développés par AMDI avec des établissements internationaux, notamment en Europe et en Amérique, peuvent contribuer à ouvrir de nouvelles perspectives aux étudiants, à condition de reposer sur des accords précis, des équivalences reconnues et des garanties académiques solides.

Enfin, Idrissa Samb a établi un lien entre la formation professionnelle, la souveraineté alimentaire et la transition écologique. Il a rappelé la nécessité de former des agronomes, des techniciens agroalimentaires et des spécialistes capables de transformer, conserver et commercialiser les ressources locales.

Le ministre a réaffirmé la volonté de son département d’accélérer les réformes, de renforcer les passerelles entre les filières, de soutenir les centres d’application et de promouvoir la reconnaissance des acquis de l’expérience ainsi que la certification des compétences.

Pour lui, AMDI 2.0 doit devenir une référence non pas uniquement par la qualité de ses installations, mais surtout par son utilité pour les apprenants et pour l’économie nationale.

Prenant la parole, le directeur général du Groupe universitaire AMDI, Monsieur Mamadou Ounith Touré, a expliqué que la création du Centre d’application professionnelle AMDI 2.0 s’inscrit dans une dynamique de consolidation des activités de formation du groupe.

Celui-ci réunit trois instituts spécialisés, notamment AMDI Santé et AMDI Génie et Management, couvrant plusieurs métiers de la santé, du génie civil du génie informatique et du management.

Le directeur général a mis en avant les performances revendiquées par l’établissement dans certaines filières, notamment le génie civil, où il affirme que les étudiants obtiennent chaque année un taux de réussite de 100 % à la certification d’État en BTS

.Il a également rappelé la contribution du groupe à l’élaboration de référentiels de certification professionnelle dans différents domaines, notamment le génie civil, les métiers de l’aménagement intérieur et les produits crémiers et laitiers.

Ces réalisations, selon lui, témoignent de la capacité d’AMDI à contribuer au développement des dispositifs de formation et de certification professionnelle au Sénégal.

Monsieur Mamadou Ounith Touré a ainsi appelé les pouvoirs publics à poursuivre leur accompagnement afin de permettre à l’établissement de renforcer ses capacités et de mieux répondre aux attentes des étudiants.

L’un des temps forts de son intervention a porté sur les partenariats internationaux noués par le groupe. Le directeur général a présenté cette coopération comme une dynamique reliant trois espaces : l’Afrique, représentée par AMDI, l’Europe, à travers ses partenaires académiques, et l’Amérique, par l’intermédiaire d’autres établissements associés au dispositif.

La codiplomation, la double diplomation, les stages et la mobilité étudiante constituent les principaux leviers de cette coopération. L’objectif est de permettre aux apprenants de bénéficier de parcours plus ouverts, d’expériences diversifiées et de qualifications susceptibles d’accroître leur employabilité.

Le responsable a également salué le rôle des partenaires économiques qui accueillent les étudiants en stage et contribuent à leur immersion dans le monde professionnel. Il a cité plusieurs entreprises et structures engagées aux côtés du groupe dans les domaines de la construction, de l’agroalimentaire et d’autres secteurs liés aux formations dispensées.

Selon lui, plus de 500 employés et stagiaires ont déjà été formés par AMDI, illustrant la place accordée à la pratique et aux relations avec les entreprises.

Il a par ailleurs rappelé que le groupe dispose, selon ses déclarations, des autorisations et reconnaissances nécessaires à son fonctionnement, tout en poursuivant les démarches relatives à l’évolution de ses parcours académiques.

S’adressant directement aux étudiants, Mamadou Ounith Touré a livré un message axé sur la responsabilité individuelle, la discipline et la recherche de l’excellence.

« Nous ne vous donnons pas votre réussite, nous vous donnons les outils de réussite », a-t-il lancé, invitant les apprenants à tirer pleinement profit des installations et des opportunités offertes par le nouveau centre

.Il les a exhortés à dépasser la seule quête du diplôme pour privilégier l’acquisition de compétences solides, l’assiduité, l’honnêteté et le respect des exigences professionnelles.

Pour le directeur général, la réussite repose autant sur la qualité de la formation que sur l’engagement personnel des étudiants. Il les a encouragés à ne pas se laisser détourner de leurs objectifs par les critiques ou les difficultés, mais à faire de leur travail et de leurs résultats les meilleures réponses aux obstacles rencontrés.

Les partenaires internationaux misent sur la mobilité et l’employabilitéReprésentant SARL EL Conseil & Formation, Ewen Lemoine a, pour sa part, insisté sur l’importance de l’engagement des étudiants et de leurs familles dans la réussite des parcours de formation.

Il a souligné que les partenariats développés avec AMDI doivent permettre aux apprenants de concilier une formation ancrée dans leur environnement national avec des perspectives internationales.

L’objectif, a-t-il expliqué, n’est pas d’obliger les jeunes à choisir entre un diplôme international et leur pays, mais de leur donner accès à des expériences susceptibles d’enrichir leur parcours et leur posture professionnelle.

Pour concrétiser cette ambition, plusieurs dispositifs sont envisagés, notamment la codiplomation, la double diplomation et l’apprentissage en alternance. Ces mécanismes doivent favoriser la complémentarité entre les établissements partenaires et améliorer la reconnaissance des qualifications obtenues.

Ewen Lemoine a également réaffirmé son engagement à accompagner la mise en œuvre de cette coopération, avec l’espoir de revenir rencontrer les premiers diplômés issus de ces parcours et de constater leur insertion professionnelle au Sénégal.

Avec l’inauguration du Centre d’application professionnelle AMDI 2.0, le Groupe universitaire AMDI entend renforcer le lien entre les connaissances théoriques, les apprentissages pratiques et les exigences des entreprises.

Au-delà de la nouvelle infrastructure, l’ambition affichée est de faire de la professionnalisation, de la certification et de l’ouverture internationale des leviers d’amélioration de l’employabilité des jeunes.

Cette orientation rejoint les préoccupations exprimées par le ministre Idrissa Samb, qui a appelé les établissements, les entreprises et les partenaires à unir leurs efforts pour construire un système de formation capable de répondre aux besoins de l’économie nationale.

La cérémonie s’est ainsi achevée sur un message commun : faire de la formation professionnelle un véritable moteur de compétences, d’innovation et de transformation économique, au bénéfice de la jeunesse sénégalaise.

M.Diba

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