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Planète Matsuri 2026 : Dakar au cœur des cultures en mouvement

La 7ᵉ édition de Planète Matsuri s’est tenue à Dakar autour du thème « Diplomatie culturelle et sportive, soft power : Dakar au cœur des cultures en mouvement ». Organisé par Futurcom et ses partenaires, le festival met à l’honneur la pop culture, le sport, l’innovation et les industries créatives, tout en renforçant les passerelles culturelles entre le Sénégal, le Japon et l’Afrique.

Pendant deux jours, Planète Matsuri a réuni passionnés, créateurs, artistes, entrepreneurs, jeunes talents et acteurs culturels autour d’un programme mêlant mangas, cosplay, jeux vidéo, musique, gastronomie, conférences, panels, ateliers et compétitions.

Pour Mouhamed Coulibaly, promoteur du festival, l’ambition est de créer un véritable pont entre les cultures africaine et asiatique, tout en donnant aux jeunes un espace pour transformer leurs passions en opportunités professionnelles

« C’est un festival qui réunit toutes les industries créatives et qui fait le pont entre la culture africaine et asiatique », a-t-il expliqué. Manga, arts visuels, gaming, création de jeux vidéo, musique, gastronomie et arts scéniques sont ainsi réunis dans un même espace afin de favoriser les rencontres et les collaborations.

Le promoteur insiste également sur la nécessité d’accompagner les jeunes dans leur rapport à la pop culture. L’idée de Planète Matsuri est notamment née de l’observation de l’intérêt croissant des nouvelles générations pour les mangas et les jeux vidéo. Le festival entend ainsi dépasser la simple consommation de contenus pour faire découvrir les métiers, les formations et les possibilités de création qui existent derrière ces univers.

« L’objectif principal, c’est de connecter tous les acteurs de ces industries », souligne Mouhamed Coulibaly. Un centre de formation peut ainsi rencontrer une institution, une ambassade, un créateur de jeux vidéo ou encore un jeune talent sénégalais. À terme, ces rencontres doivent favoriser la naissance de partenariats, d’opportunités économiques et, potentiellement, la création d’emplois.

Cette 7ᵉ édition a également accordé une place importante à la créativité africaine. Dans le cadre du concours de cosplay, les participants ont notamment été invités à intégrer une touche africaine et sénégalaise à leurs créations.

Le festival a aussi enregistré une participation accrue des exposants et des créateurs, avec la présence d’une invitée spéciale venue de France, Liva Nart, connue pour avoir remporté le concours de cosplay France en 2019.

Pour Mouhamed Coulibaly, cette dynamique traduit la montée en puissance des industries créatives au Sénégal et la volonté des acteurs locaux de sortir des frontières du numérique pour investir davantage les espaces physiques, professionnels et internationaux.

La participation Dada Academy illustre cette volonté de structurer davantage l’écosystème du manga au Sénégal et en Afrique.

Le représentant de l’académie a rappelé que le manga ne constitue pas seulement un divertissement, mais également « une langue artistique, un métier et un formidable outil de création et d’expression pour notre jeunesse ».

Dada Academy revendique ainsi une formation professionnelle consacrée à 100 % au manga, avec l’ambition de permettre aux jeunes passionnés de transformer leur talent en compétences professionnelles.

« Nous ne devons pas uniquement consommer le manga. Nous devons aussi, en tant qu’Africains, avoir les moyens d’en devenir un territoire de création », a-t-il déclaré.

Cette ambition s’inscrit également dans une dynamique de coopération avec le Japon. Dada Academy travaille notamment avec l’ambassade du Japon au Sénégal afin de favoriser les échanges, le partage d’expertise et l’ouverture de nouvelles opportunités autour de la création, de la formation et de la culture manga.

L’académie a par ailleurs lancé la première édition du Grand Prix africain de manga, un concours international destiné à révéler les talents du continent. Les œuvres reçues sont actuellement en phase d’évaluation, avant la publication prochaine des résultats. Un prix du public permettra également aux internautes de découvrir les créations participantes et de voter pour leur œuvre préférée.

À travers Planète Matsuri, Dakar se positionne ainsi comme un espace de dialogue entre cultures, générations et industries créatives. Au-delà du divertissement, le festival entend faire de la pop culture un levier de création, de formation, de coopération et d’opportunités pour la jeunesse africaine.

Moussa Diba

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