
À l’initiative de l’Association Vacances Vertes, une centaine de femmes se sont mobilisées ce jeudi 17 septembre 2026 à Dakar autour du GAP de Belém, avec un appel à renforcer la place du genre dans les politiques climatiques et à accélérer sa mise en œuvre au Sénégal.
Le changement climatique ne peut plus être dissocié des questions de genre. C’est le message porté ce jeudi à Dakar par l’Association Vacances Vertes, à l’occasion de la mobilisation mondiale des mouvements féministes consacrée à la mise en œuvre du GAP de Belém.
Réunissant une centaine de femmes, la rencontre a servi de cadre d’échanges sur les engagements liés au genre et au climat, mais également sur le rôle de la société civile dans leur traduction en actions concrètes.
La rencontre s’est déroulée en présence de Mme Khady Camara, écoféministe et présidente de l’Association Vacances Vertes, et de Mme Dibor Sarr Faye, Point focal national Genre et Changement climatique au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE), ainsi que de plusieurs acteurs engagés dans les questions environnementales et sociales.
Pour Mme Dibor Sarr Faye, cette mobilisation constitue une occasion importante de vulgariser les grandes lignes du GAP de Belém et de rappeler la responsabilité de l’ensemble des acteurs dans sa mise en œuvre.
Elle a salué l’initiative de l’Association Vacances Vertes et insisté sur la nécessité d’une implication accrue de la société civile.
« La question du genre est placée au centre de la politique climatique », a-t-elle souligné, rappelant la mission confiée au Point focal national Genre et Changement climatique pour accompagner cette dynamique.
Selon elle, les organisations de la société civile doivent désormais travailler aux côtés du ministère afin de contribuer à l’intégration effective du genre dans les politiques climatiques et à l’atteinte des objectifs fixés.
De son côté, Mme Khady Camara a réaffirmé la volonté de son association de participer pleinement à cette dynamique nationale et mondiale.
« Nous sommes prêts à accompagner le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique dans la mise en œuvre du plan d’action sur le genre et le climat au Sénégal », a-t-elle déclaré.
Pour la présidente de Vacances Vertes, cette mobilisation traduit la volonté des activistes et organisations féministes sénégalaises de s’inscrire dans le mouvement mondial en faveur d’une action climatique davantage attentive aux enjeux de genre.
La rencontre a ainsi permis de jeter les bases d’une collaboration renforcée entre les pouvoirs publics et la société civile, avec un objectif commun : faire de l’égalité de genre un levier de l’action climatique et accélérer la mise en œuvre des engagements du GAP de Belém au Sénégal.
Moussa Diba














