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MAKE AFRICA 2026 : DAKAR AU CŒUR DE L’INNOVATION ET DE LA SOUVERAINETÉ TECHNOLOGIQUE AFRICAINE

Dakar accueillera, du 23 au 28 novembre 2026, la 8ᵉ édition de Make Africa, le Festival africain de l’innovation, de la technologie et de la culture Maker. Placée sous le thème « L’innovation au service d’une souveraineté technologique durable et inclusive », cette édition ambitionne de réunir plus de 3 000 makers, entrepreneurs, chercheurs, étudiants, acteurs institutionnels et culturels autour de solutions conçues en Afrique et adaptées aux réalités du continent.

Les organisateurs de Make Africa 2026 ont officiellement lancé, ce jeudi 17 septembre à Dakar, les préparatifs de cette 8ᵉ édition lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de la vision, du programme et des ambitions du festival.

La rencontre s’est tenue en présence de Médard Agbayazon, représentant de BloLab, d’El Hadji Daouda Diagne, président du comité d’organisation et vice-président du Réseau francophone des FabLabs d’Afrique de l’Ouest (ReFFAO), de Mme Diarra Sylla, représentante du ReFFAO, ainsi que de plusieurs acteurs de l’écosystème culturel et numérique.

Organisé par le Réseau francophone des FabLabs d’Afrique de l’Ouest (ReFFAO) et BloLab, Make Africa se veut un rendez-vous panafricain consacré à l’innovation technologique et à la culture Maker. Pendant six jours, conférences, ateliers pratiques, formations, expositions, démonstrations, rencontres professionnelles et activités de prototypage permettront aux participants de réfléchir et de construire ensemble des réponses aux défis du continent.

Pour les organisateurs, le choix du thème de cette édition répond aux enjeux actuels auxquels sont confrontés les pays africains. Il s’agit notamment de faire du numérique un levier d’autonomie et de favoriser l’émergence de technologies conçues « en Afrique, pour l’Afrique et avec tous ».

La co-création locale constitue ainsi l’un des principaux axes de Make Africa 2026. Le festival entend mobiliser des milliers de makers, start-up, chercheurs, étudiants et communautés locales afin de concevoir des solutions adaptées aux réalités africaines.

La transition urbaine durable occupera également une place importante, avec des réflexions consacrées aux villes intelligentes, à la mobilité, à l’économie circulaire, à la valorisation des déchets, aux énergies renouvelables et aux solutions écologiques.

Le programme prévoit également des espaces de transmission de savoir-faire à travers des ateliers de fabrication numérique, des formations, des débats et des stands de démonstration accessibles au grand public.

Prenant la parole, El Hadji Daouda Diagne a souligné la dimension continentale de l’événement. « C’est l’Afrique qui organise, mais c’est le Sénégal qui accueille », a-t-il rappelé, précisant que Make Africa est un événement annuel organisé dans différents pays africains.

Créé en 2018, le festival a déjà été accueilli notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo. Pour l’édition 2026, le choix s’est porté sur Dakar, avec l’ambition de mobiliser l’ensemble de l’écosystème numérique sénégalais.

Le président du comité d’organisation a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation des institutions publiques, des entreprises, des universités, des FabLabs, des partenaires techniques et financiers et des organisations de la société civile.

« Nous voulons que tout l’écosystème numérique du Sénégal soit mis à contribution », a-t-il déclaré, appelant les différents acteurs intéressés par l’innovation, l’artisanat, l’industrie, la recherche et le numérique à rejoindre la dynamique.

Pour Médard Agbayazon, représentant de BloLab, l’enjeu de Make Africa dépasse la simple organisation d’un festival. Il s’agit de créer un espace où les Africains peuvent réfléchir eux-mêmes aux solutions répondant à leurs propres problématiques.

Déchets, agriculture, mobilité, éducation, urbanisation, chômage, fracture numérique ou encore accès aux technologies : autant de défis qui pourront être abordés durant les six jours de l’événement.

L’approche défendue par les organisateurs repose sur un principe : valoriser les savoirs locaux et favoriser la conception de solutions adaptées aux différents contextes africains.

Le festival proposera notamment des ateliers consacrés à l’intelligence artificielle, aux objets connectés, à la blockchain, à la robotique, à l’économie circulaire, à la mobilité et aux technologies vertes. Des sessions de réseautage et des rencontres entre porteurs de projets, institutions, entreprises, universités et partenaires internationaux sont également prévues.

Un forum des potentiels partenaires permettra par ailleurs de rapprocher les innovateurs des institutions publiques, organisations internationales, universités et structures susceptibles d’accompagner le financement ou le déploiement de projets.

Make Africa 2026 entend également être un espace de formation. Des jeunes, des étudiants, des acteurs communautaires et d’autres publics bénéficieront d’ateliers pratiques leur permettant de développer leurs compétences dans différents domaines de la fabrication numérique.

Des sessions de prototypage permettront aux participants de travailler pendant plusieurs jours sur des problématiques locales et de présenter leurs solutions au public.

Une initiative spécifique sera également consacrée aux enfants, avec une initiation à la robotique et à la fabrication numérique. L’objectif est de familiariser les plus jeunes avec les technologies et de stimuler leur créativité dès le plus jeune âge.

Le festival sera enfin marqué par la remise du Grand Prix de l’innovation, destiné à distinguer une initiative issue de la communauté Maker africaine.

La participation et la montée en compétences des femmes figurent également parmi les priorités annoncées. Pour Mme Diarra Sylla, représentante du ReFFAO, il est essentiel de renforcer la présence des femmes dans les métiers du numérique et de la fabrication technologique.

Elle a plaidé pour davantage de formation, de partage d’expériences et d’accompagnement afin de permettre aux femmes de devenir pleinement actrices de l’innovation.

Le ReFFAO entend également favoriser les échanges entre les différents FabLabs de la sous-région. Une solution développée en Mauritanie pour répondre à un problème agricole, par exemple, pourrait être testée, améliorée et adaptée aux besoins du Sénégal ou d’un autre pays africain.

À travers cette 8ᵉ édition, les organisateurs souhaitent ainsi renforcer les liens entre les différents acteurs de l’innovation africaine et faire de Dakar un espace de rencontre, de création et de partage.

Ils appellent à une forte mobilisation des partenaires publics et privés, des médias, des universités, des entreprises, des organisations internationales et des communautés locales afin de faire de Make Africa 2026 un rendez-vous majeur de l’innovation et de la culture Maker sur le continent.

Rendez-vous est donc pris du 23 au 28 novembre 2026 à Dakar, pour six jours consacrés à l’innovation, à la technologie, à la création et à la construction d’une souveraineté technologique africaine durable et inclusive.

Moussa Diba

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