La Guinée plaide pour une réforme en profondeur des institutions africaines afin de mieux les adapter aux réalités et aux évolutions du continent. Le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a porté ce message le 11 septembre 2026 à Conakry, devant les diplomates accrédités en Guinée.
S’exprimant en marge d’une cérémonie organisée en différé à l’occasion des journées de l’Union africaine (UA) et de la CEDEAO, le chef de la diplomatie guinéenne a appelé à une restructuration des organes dirigeants des deux organisations ainsi qu’à une révision de certains de leurs protocoles.
Morissanda Kouyaté a notamment invoqué une déclaration du président Mamadi Doumbouya pour défendre une approche moins figée des institutions régionales. Il a rappelé que plusieurs des quinze États fondateurs de la CEDEAO étaient, à l’époque, dirigés par des militaires.>
« Ce n’est pas la tenue qui fait le leader, mais c’est le leader qui fait la tenue. »
Pour le ministre guinéen, les commémorations doivent surtout être l’occasion de mesurer les transformations concrètes du continent. « Nous ne pouvons pas continuer à célébrer les dates sans célébrer les changements positifs », a-t-il déclaré, selon Guinée360.
Cette prise de position intervient alors que la Guinée, suspendue des instances de la CEDEAO après le coup d’État de 2021, a été réintégrée au sein de l’organisation régionale le 28 janvier 2026










