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TERRAIN DE FOOTBALL DE LA LIBERTÉ 6 : LES RIVERAINS DEMANDENT DES ÉCLAIRCISSEMENTS SUR UNE EMPRISE CONTESTÉE

À la Liberté 6, un différend portant sur une partie du terrain de football du quartier suscite de nombreuses interrogations chez les riverains. Ces derniers entendent désormais saisir les juridictions compétentes afin que toute la lumière soit faite sur le statut et l’utilisation d’une emprise qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante de l’espace collectif destiné aux activités sportives.

Selon le récit des riverains, le terrain de football constitue un bien collectif aménagé grâce aux efforts et aux contributions des populations locales. Ils rappellent que, dans le cadre de l’aménagement d’un site, la réalisation des voiries et réseaux divers (VRD), ainsi que la mise en place d’équipements collectifs, constituent des éléments essentiels.

Il y a plusieurs années, une partie du terrain aurait été mise à disposition, avec l’accord des parents et des populations concernées, pour permettre la construction d’une maison témoin dans le cadre du projet de la Cité Sacré-Cœur 3.

Les riverains affirment qu’il avait alors été convenu que cette construction aurait un caractère strictement provisoire. À terme, la maison devait être démolie et l’emprise restituée à sa vocation initiale : l’espace de jeu et le terrain de football.

Cette restitution n’aurait toutefois jamais été effectuée.

Par la suite, à la suite d’inondations ayant affecté le logement d’un chauffeur du ministère de l’Environnement, la maison aurait été mise temporairement à sa disposition, dans l’attente d’une solution de relogement.

C’est donc avec surprise que les riverains auraient appris, ultérieurement, que cette maison aurait été vendue à un tiers.

Cette situation soulève aujourd’hui plusieurs questions. D’après les éléments dont disposent les riverains, la maison n’aurait jamais bénéficié d’un titre foncier propre. Ils indiquent également que ses occupants auraient rencontré des difficultés pour effectuer des démarches d’abonnement individuel aux services d’eau et d’électricité

.Plus important encore, les vérifications entreprises par les riverains les conduisent à soutenir que l’emprise concernée se situerait dans l’aire de jeu et ferait partie du terrain couvert par un titre foncier.

À leur connaissance, aucune procédure régulière de réaffectation, de cession ou d’expropriation permettant de détacher légalement cette parcelle du terrain initial ne leur aurait été communiquée.

D’où cette interrogation centrale :Comment une partie d’un espace destiné à l’usage collectif et présentée comme faisant partie de l’emprise du terrain de football a-t-elle pu se retrouver vendue à un tiers, si aucune procédure régulière de détachement ou de réaffectation n’a été effectuée ?

Face à ces interrogations, les riverains ont décidé de faire appel à un géomètre agréé afin de procéder aux vérifications techniques nécessaires. Un état des lieux a ainsi été réalisé et des documents, plans et éléments techniques ont été établis.

Après réception de ces éléments, les riverains ont décidé de saisir leur avocat afin d’examiner les démarches juridiques appropriées et de défendre leurs droits.

Mais un nouvel événement est intervenu le dimanche 6 septembre 2026.

Les riverains affirment avoir constaté que la personne se présentant comme propriétaire des lieux avait entrepris la démolition de la maison.

Face à cette situation, ils ont immédiatement fait intervenir un huissier de justice afin de faire constater officiellement les faits et de préserver les éléments de preuve susceptibles d’être utiles dans le cadre des procédures envisagées.

Les riverains indiquent désormais vouloir utiliser toutes les voies de droit disponibles afin que le statut juridique de l’emprise soit établi, que les responsabilités éventuelles soient déterminées et que, si leurs droits sont juridiquement confirmés, la partie concernée puisse être récupérée et le terrain de football rétabli dans son intégralité.

Ils insistent toutefois sur le fait que leur démarche ne vise aucune personne en particulier.

Selon eux, l’enjeu est avant tout de faire respecter le droit, de préserver un espace à vocation collective et de défendre un équipement destiné aux habitants du quartier.

Accompagnés de leur avocat et s’appuyant sur les constatations du géomètre agréé ainsi que sur le procès-verbal de constat de l’huissier de justice, ils se disent déterminés à aller jusqu’au bout des procédures légales pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Au-delà de la question de la maison, c’est donc l’intégrité d’un espace collectif et la préservation du terrain de football de la Liberté 6 qui sont aujourd’hui au cœur des préoccupations des riverains.

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