Le Nigeria veut réduire sa dépendance aux technologies d’intelligence artificielle développées à l’étranger. À l’ouverture de GITEX Nigeria 2026, à Abuja, le directeur général de la National Information Technology Development Agency (NITDA), Kashifu Inuwa Abdullahi, a appelé à faire de la souveraineté technologique une priorité nationale.
Pour le responsable nigérian, cette souveraineté ne doit pas se limiter aux seuls modèles d’intelligence artificielle. Elle doit couvrir l’ensemble de la chaîne technologique, notamment les algorithmes, les données, les centres de données, le cloud et la connectivité. L’objectif est de permettre au Nigeria de maîtriser les infrastructures et les capacités qui soutiennent son économie numérique.
Abuja considère en effet qu’une dépendance excessive à des systèmes d’IA contrôlés depuis l’étranger pourrait fragiliser sa souveraineté numérique et exposer des secteurs stratégiques de l’économie à des risques liés à la gestion et au contrôle des données.
Dans cette perspective, les autorités nigérianes misent sur le développement de capacités nationales en matière d’IA, de données et d’infrastructures numériques. Des mesures réglementaires concernant notamment la souveraineté des données et du cloud doivent également contribuer à attirer les investissements dans les infrastructures nationales.
Au-delà du Nigeria, Kashifu Inuwa Abdullahi a appelé les pays africains à changer de posture face à la révolution de l’intelligence artificielle : le continent ne doit plus se contenter d’être un simple consommateur de technologies conçues ailleurs, mais doit développer ses propres solutions, infrastructures et modèles adaptés à ses réalités.
À travers cette orientation, Abuja entend ainsi se positionner comme l’un des moteurs africains de la souveraineté numérique et de l’innovation technologique.










