
Son élection, intervenue le 28 juillet 2026 au terme d’un scrutin secret, a été largement saluée par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. La parlementaire a recueilli 302 voix.
Cette accession marque une évolution importante dans la place accordée aux femmes dans les institutions politiques algériennes. La Commission africaine considère cette élection comme une avancée significative vers une participation accrue des femmes aux processus de décision sur le continent.
Khalida Boufedeche n’est toutefois pas une novice dans la vie publique. Médecin de formation, spécialisée en allergologie, elle a travaillé dans plusieurs structures hospitalières publiques à Alger. Elle a ensuite poursuivi son engagement politique au niveau local et régional, notamment au sein des assemblées de Bordj El Bahri et de la wilaya d’Alger.
Son élection intervient dans un Parlement où la présence féminine demeure encore limitée. Sur les 407 sièges de l’APN, seulement 25 sont actuellement occupés par des femmes.
La Commission africaine estime que cette situation souligne l’importance de poursuivre les efforts en faveur d’une meilleure représentation féminine dans les institutions politiques.
L’élection de Khalida Boufedeche apparaît ainsi comme un symbole fort : celui d’une femme qui accède pour la première fois à la présidence de l’Assemblée nationale algérienne, dans un contexte où la question de la participation des femmes aux responsabilités publiques reste au cœur des enjeux démocratiques du continent.
Diana Dia/ Astou Fall










