Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la construction institutionnelle de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le Parlement confédéral a été officiellement installé à Niamey, consacrant une avancée importante dans le processus d’intégration entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
La nouvelle institution compte 45 parlementaires, répartis à parts égales entre les trois États membres, avec 15 représentants pour chacun des pays. Cette composition traduit la volonté d’instaurer un cadre parlementaire commun au sein de la Confédération.
Lors de cette installation, l’Honorable Malick N’Diaye a été désigné vice-président de l’Assemblée. La présidence du Parlement revient, quant à elle, au Burkina Faso, conformément aux décisions arrêtées par les États membres de l’AES.
Autre nomination stratégique, Moussa Ag Acharatoumane prend la tête de la Commission de la Défense et de la Sécurité du Parlement confédéral. Cette responsabilité revêt une importance particulière dans un espace sahélien confronté à d’importants défis sécuritaires.
Au-delà des nominations, la mise en place de ce Parlement marque surtout une nouvelle phase dans l’organisation de l’AES. Elle ouvre la voie à une participation parlementaire à la construction des politiques communes et au renforcement de la coopération entre les trois pays.
Cette institution devra ainsi contribuer au développement d’une gouvernance confédérale, notamment dans les domaines politique, législatif et sécuritaire.
Avec l’installation de son Parlement, l’AES poursuit donc la mise en place de ses institutions communes et confirme sa volonté de renforcer son intégration entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.










