Le Général Modibo Koné, Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité de l’État (ANSE), impose une image fondée sur la rigueur, la discipline et le sens de l’État.
À travers son attitude et ses actes, il semble vouloir rompre avec certaines pratiques politiques d’un autre temps, où une partie de la jeunesse était régulièrement instrumentalisée pour porter des revendications et servir de relais à des ambitions politiques individuelles.
Sans bruit inutile et sans grands discours, il rappelle que la liberté d’expression ne saurait être dissociée de la responsabilité, de la discipline et de la retenue. Exprimer ses opinions est un droit, mais ce droit implique également de mesurer la portée de ses actes et de ses propos.
Son approche traduit également un message plus large : l’époque du chantage politique, des pressions et des menaces destinées à obtenir une place dans la gestion du pouvoir doit progressivement céder la place à une culture de responsabilité et de mérite.
La jeunesse, dans cette nouvelle dynamique, ne devrait plus être utilisée comme un simple instrument de confrontation. Elle doit pouvoir se battre pour son propre avenir, développer ses compétences, défendre ses ambitions et participer pleinement à la construction de son pays, plutôt que de servir de marchepied à des intérêts qui ne sont pas nécessairement les siens.
Certains peuvent percevoir le Général Modibo Koné comme un homme dur, craint ou intimidant. D’autres peuvent simplement y voir un responsable attaché à la méthode, à l’ordre et à l’autorité de l’État. Quelle que soit l’appréciation portée sur sa personnalité, son approche rappelle une réalité fondamentale : aucun État ne peut fonctionner durablement dans le désordre, sous la pression des chantages politiques ou au rythme des agitations de rue.
La construction d’une nation exige de la discipline, de l’autorité, de la responsabilité et de la rigueur. Elle suppose également une jeunesse suffisamment autonome pour ne plus dépendre des faveurs ou des miettes distribuées par certains acteurs politiques.
Il est donc temps de placer au cœur des priorités la formation, l’autonomie, l’emploi, l’entrepreneuriat et l’émancipation de cette jeunesse appelée à devenir l’une des principales forces du développement national.
Au-delà des débats et des opinions que peut susciter le Général Modibo Koné, son positionnement peut être perçu comme le symbole d’une volonté de tourner la page de certaines pratiques du passé et de promouvoir une conception plus exigeante de l’action publique.
Chapeau bas, donc, à la rigueur et à la volonté de rompre avec des habitudes qui ont trop longtemps contribué à maintenir une partie de la jeunesse dans la dépendance politique, au détriment de son autonomie et de son avenir.










