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PRÉSIDENTIELLE EN GAMBIE: Mme MARIE SOCK PORTE UNE ALTERNATIVE FONDÉE SUR LA JUSTICE, LA TRANSPARENCE ET LE LEADERSHIP FÉMININ

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Face à la presse, la candidate a présenté une vision articulée autour de la réforme de l’État, de la lutte contre la corruption, de l’autonomisation des femmes et des jeunes, de la souveraineté économique et alimentaire ainsi que de la modernisation des services publics.

Déjà engagée dans la vie politique gambienne depuis plusieurs années, Marie Sock entend cette fois-ci porter une candidature présentée comme une alternative aux pratiques politiques traditionnelles. Des publications antérieures la présentent notamment comme une figure engagée pour le leadership féminin, l’emploi des jeunes, l’agriculture et la bonne gouvernance.

L’un des principaux axes de son discours consiste à « briser le système des partis corrompus ». Marie Sock promet une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et une politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption.

Elle rejette également le système de patronage politique et affirme que les responsabilités publiques doivent être confiées aux personnes les plus compétentes, indépendamment de leur appartenance ou de leur proximité politique.

Pour la candidate, la compétence doit primer sur l’allégeance dans le choix des responsables appelés à gérer l’État.Marie Sock souhaite engager une réforme constitutionnelle et renforcer l’indépendance de la justice. Elle défend également un Parlement plus fort et un pouvoir exécutif soumis à davantage de transparence et de contrôle.

Sur la durée des mandats présidentiels, elle propose un principe de limitation à deux mandats de cinq ans, soit un maximum de dix années au pouvoir. Une proposition qui vise, selon elle, à favoriser l’alternance et à renforcer la responsabilité des dirigeants devant les citoyens.

Le leadership féminin occupe une place centrale dans le projet défendu par Marie Sock.La candidate estime que les femmes doivent davantage participer à la conduite des affaires publiques et économiques. Elle plaide pour leur présence accrue dans les instances de décision, mais également pour leur autonomisation à travers la formation, l’entrepreneuriat et l’accès aux opportunités économiques.

Cette orientation s’inscrit dans un discours qu’elle développe depuis plusieurs années autour de la participation des femmes à la gouvernance et au développement de la Gambie.

La jeunesse constitue également une priorité. Marie Sock entend faire de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’agriculture moderne des instruments de lutte contre le chômage des jeunes.

Pour la candidate, la migration irrégulière, communément appelée « Backway », est en partie liée au manque de perspectives économiques offertes aux jeunes.

Elle propose ainsi de créer davantage d’emplois sur le territoire national, notamment à travers l’agriculture, l’entrepreneuriat et le développement des secteurs productifs.Son approche consiste à offrir aux jeunes des perspectives économiques concrètes afin qu’ils puissent construire leur avenir en Gambie plutôt que de prendre les routes dangereuses de la migration irrégulière.

Marie Sock place également la sécurité alimentaire parmi les urgences de son projet.Elle annonce notamment un projet rizicole destiné à accroître la production nationale, réduire les importations alimentaires et garantir que les ménages gambiens puissent disposer de nourriture produite localement.

La modernisation de l’agriculture doit également servir de moteur à la création d’emplois et au développement économique des communautés rurales.

Sur le plan économique, la candidate défend une politique de développement local basée sur la valorisation de la production nationale.

Elle souhaite réduire la dépendance aux importations, stimuler les entreprises locales et renforcer la puissance du dalasi. L’objectif affiché est de faire en sorte que la richesse créée en Gambie profite davantage aux populations et aux acteurs économiques nationaux.

Marie Sock entend également améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs à travers une revalorisation salariale et une augmentation du salaire minimum.

La transformation numérique constitue un autre pilier de sa vision. La candidate veut accélérer la numérisation des services gouvernementaux afin de moderniser l’administration, améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la transparence.Pour elle, la digitalisation doit également contribuer à réduire les pratiques bureaucratiques et les espaces favorisant la corruption.

Le projet présenté accorde aussi une place importante aux services sociaux.Marie Sock veut relever le niveau du plateau médical, améliorer l’accès aux soins et renforcer la qualité des services de santé

.Elle entend parallèlement améliorer le système éducatif, notamment en développant des formations adaptées aux besoins de l’économie gambienne.

Les infrastructures, notamment les routes et les équipements publics, figurent également parmi les secteurs qu’elle souhaite renforcer.

Le tourisme, considéré comme un secteur majeur de l’économie gambienne, occupe également une place dans son programme.

Marie Sock souhaite développer davantage cette industrie tout en renforçant les mécanismes de contrôle et de protection des populations, notamment des enfants et des mineurs.

Elle estime que la croissance touristique doit aller de pair avec des règles strictes en matière de sécurité, d’éthique et de protection sociale.Sur le plan politique et social, la candidate appelle à mettre fin au tribalisme, au favoritisme et aux pratiques de patronage.

Elle défend une Gambie unie dans laquelle chaque citoyen, quelle que soit son origine ethnique ou sa communauté, doit bénéficier des mêmes droits et des mêmes possibilités.

Dans son intervention, elle a également dénoncé ce qu’elle considère comme des pratiques discriminatoires ou racistes de la part des autorités actuelles, rappelant sa conviction que la Gambie appartient à toutes ses ethnies et à l’ensemble de ses citoyens.

À travers l’Alliance des Sociaux-Démocrates, Marie Sock veut ainsi construire une nouvelle offre politique autour de plusieurs mots d’ordre : justice, égalité, transparence, compétence, inclusion et progrès.

Son projet met particulièrement l’accent sur la souveraineté sécuritaire, alimentaire et économique, la création d’emplois, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la modernisation de l’État et la réforme des institutions.

La candidate indépendante entend ainsi faire de la prochaine présidentielle un rendez-vous autour d’un changement de modèle de gouvernance.

Avec l’ASD, Marie Sock veut porter une alternative politique dans laquelle les femmes et les jeunes occupent une place centrale et où la compétence, la responsabilité et l’intérêt général doivent, selon elle, remplacer le favoritisme et le clientélisme.

Le manifeste complet de la campagne devra désormais préciser les mécanismes, les calendriers et les moyens financiers permettant de concrétiser ces différentes promesses.La candidature de Marie Sock marque néanmoins la volonté d’inscrire le leadership féminin au cœur du débat politique gambien à l’approche de la présidentielle de 2026.

Moussa Diba

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