Selon le chef de la diplomatie cubaine, le blocus s’est considérablement durci ces derniers mois avec l’ajout d’un « siège énergétique », qu’il assimile à un acte de guerre. Il accuse Washington d’empêcher l’approvisionnement en carburant, y compris à des fins humanitaires, par des sanctions, des menaces et des mesures coercitives extraterritoriales.
Bruno Rodríguez affirme que ces restrictions aggravent la crise sociale et humanitaire à Cuba. Il évoque de longues coupures d’électricité, des pénuries d’eau potable, de médicaments et de produits alimentaires, ainsi qu’une hausse de la mortalité infantile et des décès liés au cancer. « Le blocus asphyxie et tue de manière silencieuse », a-t-il déclaré, estimant que cette politique constitue une violation massive des droits humains du peuple cubain.
Le ministre a également critiqué les États-Unis pour leur opposition au débat à l’ONU et rejeté les accusations américaines contre le gouvernement cubain. Il soutient que les difficultés économiques de l’île sont directement liées aux sanctions imposées depuis près de sept décennies.
Selon La Havane, les pertes économiques causées par le blocus entre le 1er mars 2025 et le 28 février 2026 s’élèveraient à plus de 8 milliards de dollars, portnt le coût cumulé à 178,7 milliards de dollars aux prix courants.
Réaffirmant que Cuba demeure « une nation engagée en faveur de la paix, du droit international et du multilatéralisme », Bruno Rodríguez a appelé la communauté internationale à défendre les principes de la Charte des Nations Unies et à mettre fin au blocus américain, largement condamné chaque année par l’Assemblée générale de l’ONU. Il a conclu son intervention en réaffirmant la détermination de son pays à préserver son indépendance et sa souveraineté, reprenant la devise historique de la Révolution cubaine : « La Patrie ou la mort ! Nous vaincrons ! »










