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PSAO 2026 : Dakar, vitrine du « Made in Africa » et de la souveraineté économique du continent

Coorganisé avec l’appui de l’Union Nationale des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (UNCCIAS), le salon réunit des entreprises, investisseurs, chambres consulaires, partenaires techniques et financiers, institutions publiques ainsi que des entrepreneurs venus de plusieurs pays africains. Cette édition met à l’honneur la Guinée comme pays invité.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Diop Gueye, M. Abdourahmane Mbaye a souligné que le PSAO constitue une plateforme stratégique de promotion des produits, services et savoir-faire africains.

« Le Salon international des produits et services d’Afrique est aujourd’hui un espace privilégié de rencontres d’affaires, de coopération économique et de développement de partenariats entre les entreprises africaines », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique accélère sa transformation économique autour de l’industrialisation, de la valorisation locale des ressources, de l’innovation et du renforcement de la compétitivité des entreprises.

Évoquant les ambitions nationales, le représentant du ministre a indiqué que la Vision Sénégal 2050 fait de l’industrialisation, de la transformation locale, du développement du secteur privé et de la promotion des exportations des priorités majeures de l’action gouvernementale.

« Notre ambition est de faire du Sénégal une plateforme industrielle et commerciale de référence en Afrique de l’Ouest, capable de produire, transformer et exporter davantage de biens et services à forte valeur ajoutée », a-t-il affirmé, tout en invitant les entreprises à tirer pleinement profit des opportunités offertes par le salon.

Au nom du ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, le Directeur général de la Formation professionnelle et technique, Mamadou Guèye, a insisté sur la place centrale du capital humain dans la transformation économique du pays.

Selon lui, le gouvernement a engagé une profonde réforme de la formation professionnelle afin de rapprocher durablement les compétences des besoins de l’économie.

« Investir dans les compétences, c’est investir dans la souveraineté économique, dans l’industrialisation, dans la paix sociale et dans l’avenir du Sénégal », a-t-il soutenu, appelant le secteur privé à jouer pleinement son rôle dans la formation, l’accueil des apprenants et la création d’emplois.

Représentant la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA, Mme Marietou Coulibaly a salué une initiative devenue, au fil des éditions, un rendez-vous incontournable pour la promotion des entreprises africaines et de leurs savoir-faire.

Elle a rappelé que le développement du continent passera par une meilleure intégration économique, une industrialisation renforcée et une coopération accrue entre les entreprises africaines.

La responsable a également présenté les initiatives de la Chambre consulaire régionale visant à améliorer la compétitivité des entreprises communautaires, notamment le répertoire des entreprises de l’UEMOA, les plateformes numériques de facilitation des affaires et les mécanismes de soutien au financement des PME.

Prenant la parole au nom du président de l’UNCCIAS, Serigne Mboup, son représentant a d’abord exprimé la solidarité de l’organisation envers le peuple guinéen, dont la délégation officielle n’a pu effectuer le déplacement en raison d’un deuil national. Une minute de recueillement a été observée en hommage aux disparus.

Il s’est ensuite félicité de la présence de nombreuses délégations venues notamment du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, estimant que cette mobilisation illustre la volonté des acteurs économiques africains de renforcer leurs échanges et leurs partenariats.

Au-delà des expositions, le PSAO 2026 propose des rencontres B2B, des conférences thématiques, des espaces de réseautage et des échanges autour de l’innovation, du financement, de l’entrepreneuriat et de l’intégration économique régionale.

Pendant trois jours, Dakar devient ainsi la vitrine du « Made in Africa », en offrant aux entreprises du continent un espace de promotion, de coopération et de conquête de nouveaux marchés, dans un contexte marqué par la montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les ambitions de souveraineté économique portées par les États africains.

Moussa Diba

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