Dans un communiqué rendu public, le collectif syndical confirme un nouveau mot d’ordre de grève de 72 heures, prévu les mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 avril 2026. Cette décision fait suite, selon les responsables syndicaux, aux réquisitions, aux ponctions de salaires et aux « manœuvres dilatoires » imputées au gouvernement.
Face à la persistance du conflit, And Gueusseum sollicite à nouveau l’intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme le seul capable de débloquer la situation.
Le collectif évoque les « limites objectives » du gouvernement et dénonce l’inaction ou le manque de volonté du Premier ministre, dans un contexte marqué par des politiques d’austérité qui, selon lui, freinent la satisfaction des revendications sociales.
Tout en maintenant la pression, And Gueusseum s’est félicité du règlement de la grève des transporteurs, obtenu grâce à l’implication du Chef de l’État. Pour les syndicalistes, cette issue heureuse confirme la nécessité d’une intervention présidentielle dans le secteur de la santé.
Ils rappellent que la stabilité sociale, notamment dans des secteurs clés comme la santé et le transport, constitue un levier essentiel pour le développement du pays.
Le collectif fait également référence à la crise de 2018, marquée par une succession de plans d’action ayant abouti à une audience avec l’ancien président Macky Sall le 11 janvier 2019.
Cette rencontre avait permis de décrisper la situation et d’engager des solutions concrètes. And Gueusseum estime que « l’histoire semble se répéter » et appelle à une issue similaire.
Prenant la parole, le président d’And Gueusseum, Mballo Dia Thiam, a confirmé l’intensification du mouvement à travers un 10e plan d’action.
Selon lui, cette nouvelle phase vise principalement :
●¤l’application des accords restants,
● l’octroi d’une indemnité de logement aux agents contractuels des structures de santé,
● la correction des inégalités de traitement entre les différents syndicats.
Il a en outre appelé les travailleurs, en particulier les contractuels, à faire preuve de vigilance, de résilience et de combativité face à ce qu’il qualifie de « passif social ».
En conclusion, And Gueusseum réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction de ses revendications. Le collectif insiste sur l’urgence d’un dialogue direct avec le Chef de l’État afin de rétablir la paix sociale dans un secteur vital.
À défaut d’un compromis rapide, les prochains jours pourraient être marqués par une intensification du bras de fer entre les syndicats de la santé et les autorités publiques.
Espace afrique











Un commentaire
Merci pour le traitement de cette actualité préoccupante au Sénégal.